Le gnomon, instrument ancestral de mesure du temps


Nous allons découvrir ou redécouvrir aujourd'hui, le Gnomon. L'ancêtre du cadran solaire dit "moderne", réinventé plus tard, par les Babyloniens et les Grecs. Il est à l'origine de la Gnomonique, science des cadrans solaires. Le plus ancien est certainement celui des Égyptiens.

Il est au départ simplissime : Un bâton (style), planté dans le sol, qui a pour but d'établir la hauteur du soleil dans le ciel par rapport à son ombre. Son nom vient du Grec et nous pouvons le traduire par le mot "connaître". Ce système est sans nul doute connu dans toutes les civilisations de l'Antiquité.

Par la suite, une surface plane est rajoutée. Le Gnomon devient alors le cadran solaire. Une tige est placée, en son centre, et la direction de l'ombre indique l'heure. Le cadran est divisé en douze parties, du lever au coucher du soleil. La précision est assez incertaine car la durée des heures varie selon les saisons et les jours. De plus, un inconvénient majeur incombe au cadran : s'il n'y a pas de soleil, ou s'il est voilé, cela ne fonctionne pas.

Malgré tout, il est utilisé dans de nombreux lieux. L'église, entres autres, s'en sert dès le VII ème siècle pour indiquer l'heure des offices religieux. Les cadrans sont placés sur les bâtiments religieux, ce sont des "cadrans canoniaux". Ils servent plus particulièrement à définir les moments des événements religieux et non pour donner l'heure précise.

Au XIV ème siècle, le peuple Arabe lui donne de la fiabilité en inclinant légèrement la tige du cadran. Cette petite évolution est due notamment, à la découverte de la rotondité de la Terre.

Peu de temps après, on associe le clepsydre (horloge à eau) et le sablier au cadran solaire, afin de permettre une meilleure mesure des heures et durées.

Vers le XVI ème siècle, le cadran solaire doit partager la vedette avec une nouvelle venue : La première horloge. Bien qu'elle soit considérablement plus fiable, l'horloge est utilisée de façon complémentaire au cadran solaire. Ce n'est que quelques temps plus tard, qu'elle sera préférée et privilégiée et deviendra la référence universelle de mesure des heures et d'indication du temps qui s'écoule.